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Intervenir en 5 minutes

Ce court outil d’intervention a pour but de démontrer qu’une action simple et rapide peut répondre d’une manière adéquate au besoin d’une personne qui nous divulgue une situation d’agression sexuelle.  Nous vous proposons donc une démarche en 5 étapes susceptibles d’alimenter toute personne désirant venir en aide à une victime.

1. Croire ce qu'elle ou qu'il raconte

  • Il est important de dire à la personne qui nous dit être victime d’agression sexuelle que nous la croyons, étant donné que de nombreuses victimes ne sont malheureusement pas crues.
     
  • Ne pas présumer que celles-ci inventent l’agression sexuelle pour se venger de quelqu’un ou pour avoir de l’attention.
     
  • Au contraire, la plupart des victimes sont enfermées dans le piège du silence et la peur de ne pas être crues est la principale barrière qui les incite à garder secret l’événement.
     

2. Rassurer la personne sur sa non-responsabilité

  • Un sentiment de culpabilité et une impression de responsabilité s’installent chez la majorité des personnes ayant vécu une agression à caractère sexuel.
     
  • Ce sentiment de responsabilité est fortement renforcé par l’agresseur et par les préjugés véhiculés dans la société.
     
  • Il importe donc de rappeler à la personne que seul l’agresseur est responsable des gestes posés.
     

3. Lui permettre d'exprimer ses émotions

  • Des sentiments de colère, de honte, de culpabilité, de rejet, la peur de représailles, de ne pas être crue, d’être jugée, etc. peuvent être vécus par la personne.
     
  • Il est essentiel d’encourager celle-ci à nommer les émotions ressenties.  Cela permettra de faire diminuer la tension et de l’aider à voir plus clair dans ce qui s’est passé.
     

4. La ou le valider dans ce qu'elle ou il exprimer

  • Ce n’est pas tout de nommer ses émotions.  Le mieux-être viendra dans la mesure où la personne qui reçoit la confidence saura accueillir et valider ce qu’elle a entendu.
     
  • Cela fera du bien à la victime d’entendre : « Tu as le droit de te sentir ainsi, ce que tu ressens est normal ».
     

5. L'informer des ressources disponibles

  • Par la suite, la personne qui a reçu la confidence servira d’intermédiaire entre la victime et une intervenante ou un intervenant qui sera en mesure de lui offrir de l’aide.
     
  • À la fin de l’intervention, la personne-ressource devrait être en mesure de savoir si l’agression sexuelle perdure et si la victime a des idées suicidaires.


Source :
LA PASSERELLE. As-tu 5 minutes?, Imprimerie F.L. Chicoine, St-Germaine-de-Grantham, Canada, 1998, 16 pages.